Lu dans la presse ce dimanche...

Le Bien Public du dimanche 9 septembre 2007 un homme dans la course « J'ai débuté l'athlé à 60 ans » Présent hier sur le semi-marathon du Bien Public, Jacques Pivot (ACR Dijon) n'est pas un coureur comme les autres. Quand certains vous disent qu'ils sont tombés dedans tout petits, que c'est la passion qui les a guidés, là le discours est tout autre. « J'ai commencé à 60 ans, quand mes enfants ont commencé à courir en primaire », raconte Jacques Pivot. « Ils me disaient papa ''Tu viens ? ''. Du coup, j'ai commencé à m'entraîner pour les suivre. J'ai ensuite pris le vélo pour rester avec eux, mais aujourd'hui je ne peux même plus les suivre », ajoute-t-il en souriant. Devenu assidu à la course à pied, par la passion de ses enfants, le Dijonnais se rappelle que son passé ne le prédestinait pas à cela. « Si les footballeurs ont quelques dispositions pour se reconvertir dans la course, moi j'ai pratiqué le volley jusqu'à 30 ans, et le maximum c'était trois tours de terrain. » « Cela répond à une envie » La progression a pourtant été régulière pour Jacques Pivot qui affiche un record à 48 minutes sur le 10 km. Aujourd'hui âgé de 70 ans, il est aussi adepte des distances plus longues, et s'il était hier au semi du Bien Public, c'était pour se préparer aux championnats du monde vétérans de marathon, samedi prochain à Riccione (Italie, Emilie-Romagne). « C'est un mélange d'envie et de jalousie. Beaucoup de mes collègues de l'ACR me racontaient leurs expériences du marathon à Athènes ou New York, mais comme je n'ai pas trop le budget. Jean-Marc Chiodin m'a parlé du championnat du monde vétérans et comme ce n'est pas en Nouvelle-Zélande cette année, j'ai voulu relever le défi. J'avais fait 1h46' au semi-marathon du Bien Public l'an dernier, cette année je me suis fixé un temps de 2 heures, car je suis dans une optique de préparation. Le marathon, je l'ai découvert il y a six sept ans avec le marathon des Grands-Crus et depuis j'ai fait deux fois celui de Paris. » Pour son rendez-vous mondial, Jacques Pivot a tenu à bien se préparer même si en catégorie V4, l'approche est forcément différente. « J'ai essayé de suivre un plan d'entraînement que j'avais trouvé dans un magazine spécialisé, mais j'ai rapidement pris des libertés en voyant que c'était au-dessus de mon niveau. Preuve qu'ils n'imaginent pas que des gens de mon âge fassent du marathon. » Visiblement épanoui dans la course à pied, dont il partage la passion avec ses fils (Vincent et Xavier), il n'a pas manqué de nous signaler que Xavier disputait hier son premier 10 km du Bien Public. Un autre de ses plaisirs. Anthony PROST

httpidataover-blogcom0120862-jacques-pivot-bien-public-2007.jpg Jacques Pivot a profité du semi du Bien Public pour peaufiner sa condition avant le Mondial vétérans prévu le week-end prochain en Italie (photo A. P.)