Vincent tout azimut (é)

Notre ami Vincent Lauvergne n'en finit pas de courir... Voici ses pérégrinations du week-end et ses impressions sur ses deux courses en moins de 24 Heures. Et quand il ne court pas, il est bénévole puisqu'il était sur le meeting Décanation... Quand on aime, on ne compte pas !

Trail des Roches, Santeuil (95)

Samedi 13 septembre 2008 ; C’est une journée marathon qui s’annonce pour moi. J’avais planifié ce trail de 24 km. Mais à la dernière minute, on m’annonce que je dois bosser. Alors que faire, perdre mes 8 euros d’engagement et ne pas aller chausser mes baskets dans le parc régional du Vexin.

Que ni ni, après une journée de travail effectué tambour battant, 12h 35, je rentre chez moi, c’est à dire dans mon palace de 18m², j’avale sur le pouce 3 rondelles de pomme de terre sautées et une pièce du boucher.12h50, j’enfourche mon vélo, direction gare Saint-Lazare.13h20, j’arrive enfin à la gare, j’accroche mon vélo.[…] Après une bonne sieste de 45 mn environ, j’arrive à la gare de Santeuil.

Je retire mon dossard, je m’échauffe et m’étire un peu, puis je m’élance sur ce parcours de 24 km qui n’en fait que 23 au final. Après 200m de plat, virage à gauche puis faux plat montant de 500m, puis un léger plat de 300m avant de redescendre sur 500m. A nouveau une portion de plat de 700m puis de nouveau une Côte de 700m puis 100m de descente pour attaquer les 2 boucles de 10 km.

Sur un parcours entièrement boisé dans le parc régional du Vexin, avec des bosses, des faux plats, 200m de passage de ruisseau, ou la la,, une eau à 10°C, pas très chaud tout ça, une dernière bosse et c’est reparti pour la seconde boucle.

Et nous revoilà à nouveau les pieds dans l’eau, dernière bosse et enfin l’arrivée en 2h07’36”.

Un très beau parcours que je recommande à tous les amoureux de trail et de course nature.

Semi-Marathon de la Saint-Gilles, Bois d’Arcy (78)

Dimanche 14 septembre 2008 , a près une nuit bien méritée suite aux efforts consentis la veille, je me réveilla à 6h00.Un petit déjeuner complet, (Jus de raisin, céréales et café) et me voilà fin prêt.7h15, le jour commence tout juste à pointer le bout de son nez.

J’enfourche mon vélo, direction Bois d’Arcy, passage devant Versailles, dommage pas le temps de prendre une photo, mais un dimanche matin à 8h00 avec le soleil qui chasse les dernières brumes matinales, le cliché était grandiose et restera ancré dans mes souvenirs.

Enfin, je touche au but, je retire mon dossard après 20 km d’échauffement à vélo. Et je m’apprête à prendre le départ de ce semi-marathon sans en connaître les moindres détails du parcours, comme j’ai encore les muscles un peu raides, disons plutôt durs (pensons à la gente féminine…). Soit prudent, part doucement et puis on verra. On nous annonce plus de 600 inscrits sur la ligne entre le 8 km et les 21,1 km. Mais bon, on sait que les chiffres d’avant course sont souvent trompeur, en regardant devant et derrière moi, j’évalue à 500 coureurs, à la pelle.

Une rapide interview de mon ami Mohamed, découvert dernièrement au 6h d’Esquennoy (60), qui revient des Championnats du Monde.

Voilà, coup de sifflet et c’est parti sur une base assez lente à première vue, coincé au sein du peloton, je ne vois pas les kms. Après une petite boucle dans le centre ville, tout à coup, 4ème km, je regarde succinctement mon chrono, 21”, 5” au kilomètre, c’est raisonnable.

Passer le 6ème km, nous entrâmes dans le Bois pour une boucle de 12km, avec des légers faux-plats mais assez roulent, le parcours me convient parfaitement, je remonte un à un les concurrents partis un peu vite ou ayant moins l’habitude des courses en sous-bois. Mes aptitudes de traileurs me servent bien, je dois dire.

Je maintiens un tempo autour des 5” au km, 10 km en 52”. Après le 15, je commence à ressentir mes efforts de la veilles, les jambes vont-elles tenir jusqu’au bout. Je m’interroge tout en levant légèrement le pied, après tout, ce n’est qu’un entraînement de plus au vu des 24h que j’envisage les 4 et 5 octobre. Je commence à sentir un coup de bambous au 17 mais à ce moment, je trouve deux traileurs rencontrés sur le trail des citadelles en Ariège.

Cette petite discussion me re-galvanise, et je repars sur mes bases, au final, j’arrive autour d’1h53”. Je regrette juste le manque de dernier ravitaillement à l’arrivée, mais nul n’est parfait.