1er Marathon des Alpes Maritimes entre Nice et Cannes

Un magnifique parcours pour ce 1er marathon des Alpes Maritimes bien organisé (10 000 inscrits) avec du public partout. Des paysages de rêve, un départ à 8h45, Promenade des Anglais sous un soleil déjà chaud et un dossard avec son prénom. Il y a de la place, des sas, pas de bousculade, on peut arriver à la dernière minute. La sono est à fond, l'hélicoptère de la TV nous survole, le speaker chauffe le peloton …

Jusqu'à Antibes, nous longeons la mer. C'est tout plat avec de longues lignes droites. Je tiens mes 4’15 au kilo. Les ballons 3h00 et 3h15’ sont parti devant trop vite. Michel Le Boulanger pourra vous raconter, il a collé le ballon des 3h15’ pendant … 3h15’ ! Bravo à lui. Au 10ème, pose technique et je me doute déjà que j’ai encore des traces de Marseille-Cassis dans les cuisses mais le moral est bon, le paysage magnifique sous le soleil et déjà beaucoup de public. Il sera présent sur tout le parcours avec des encouragements à l’image des dossards, personnalisés. De nombreux groupes de musique.

A Villeneuve-Loubet je taille une bavette avec Bruno, un vétéran Côte d’Orien, ami du Président qui semble bien plus facile que moi. Il faut dire que l’on a pas le même chrono de référence.

Je passe le semi en 1h32’. Je suis en retard sur mes prévisions de 3h00 mais rien de grave et encore bien calé pour battre mon record.

Le 1er semi de Nice à Antibes est vraiment très roulant sans difficulté. Ensuite, on commence à monter sur les remparts du vieil Antibes offrant une vue magnifique sur la mer et le cap où nous nous rendons. Le début du cap d’Antibes est une succession de faux plats montants et descendants, usant l’organisme. Puis tout se complique au kilomètre 25 : c’est un point de ravitaillement mais surtout une belle montée bien raide sur environ 200m. On en parlait la veille sous les tentes du village au retrait des dossards. On nous aurait menti ? Ne devait-il pas être ultraplat ? En parlant de ravitaillement, on peut regretter que tous soient avec des gobelets. Sans doute de peur que les coureurs balancent les bouteilles dans les jardins des propriétés des stars du show-bizz qui longent le parcours.

Bref, on atteint la longue descente de l’Eden Roc pour récupérer. Enfin façon de parler car les cuisses souffrent bien. C'est au 30ème kilomètre que je commence vraiment à souffrir de mes nombreuses ampoules sous les pieds. Je sais que c’est fini et là le moral n’est plus à l’image de la météo mais vraiment dans les chaussettes … Le faux plat de Golfe-Juan est difficile. Je marche.

Il faut encore négocier les relances et la montée à l'entrée de Cannes, avant de retrouver le bord de mer. Le Palais du Festival est au bout de la Croisette. Je trouve une personne dans la même situation que moi (un 3h00 plombé) au 40ème qui me sort de ma marche tranquille pour atteindre le tapis rouge au pied des marches en 3h29’.

Pendant les 10 derniers kilos j'alterne marche et footing en me répétant à chaque kilo que c'est la dernière fois, plus jamais ... je fini avec tellement d'ampoules sous les pieds que de toute façon je n'aurais rien fait de bien.
Il fallait compter sur un 2ème semi où se concentraient toute les difficultés, cumulées avec la chaleur. Heureusement pas de vent !! Médaille et tee-shirt technique « Finisher » magnifique, en plus du sac à dos de la veille, on est gâté !!

Le cadre était exceptionnel sur le bord de mer et le pique-nique "pasta party" d'arrivée sur la Croisette sous un soleil de plomb un 9 novembre fait oublier la partie vallonnée sur la RN7 et les ampoules …

  • 1 KITUR JACOB 2:11:12
  • 2 DOGAGA ABEBE HAYLU 2:11:23
  • 3 RONOH JACKSON 2:12:17
  • 4 KIPKETER FRANCIS 2:14:16
  • 5 CHERUIYOT JAMES 2:14:53
  • 15 REMOND PHILIPPE 2:27:32
  • 31 CHAUVELIER DOMINIQUE 2:36:34
  • 782 LE BOULANGER MICHEL 3:15:11
  • 1487 RABIET FREDERIC 3:29:10

8207 classés, 1ère femme : KUZMICHEVA OKXANA 2:37:10