Merell Sky Race, 45 km de plaisir et 8 km de souffrance

Par Vincent Parti pourtant avec prudence, et avec la ferme intention de boucler ces 68 km.

Je m' élança mal grès les réticences et les contre-indications de certaines, mais je ne leur en tiens pas rigueur, je connais ma fougue et mon désir insatiable de me prouver que j'existe.

Quel spectacle magnifique s'offre à moi quand je me lance dans cette nouvelle aventure à 5h00, ce dimanche matin.

Au fur et à mesure que la pente s'élève, je remonte un à un les concurrents partis devant moi. Je passe au refuge du Galibier à 7h45, nous avions jusqu'à 8h30.

3 km plus haut, au sommet à 2679m, j'ai déjà remonté 76 concurrents, j'ai un bon train de sénateur, je descends avec grande prudence, 900m de dénivelé négatif en moins de 3 km, la vigilance est requise.

httpidataover-blogcom0120862photos-cerces2008.jpg Avec l'altitude, je suis malheureusement parti avec un ravitaillement solide insuffisant, et le plaisir laisse place à l'enfer, je me fais une raison, je ralenti la cadence en attendant le 31ème km, prochain point de contrôle, je n'ai plus que 15 mn d'avance mais hélas rien à manger, je puisses dans ma volonté pour gravir les 800m de dénivelé en 8 km, le pourcentage est trop fort, l'altitude me joue des tours, des nosées me gagnent.

Je recherche au plus profond de moi mais rien n'y fera, j'arrive enfin au 39 km avec tout juste 1 mn d'avance. Je refais le plein et attaque la difficulté majeure de cette épreuve, le col des Béraudes, culminant à 2895m, je regarde le paysage grandiose, et retrouve de l'énergie, puis on entame la descente vers Foncouverte, un peu trop rapide, je pense, je dispose alors de 30 mn sur la barrière horaire, mais je n'ai plus de souffle, l'oxygène me manque, je me repose en espérant pouvoir repartir, mais les 30 mn n'y suffirent pas, j'étais alors 500 ème sur les 800 partants.

Enseignement pour les prochaines:

J'ai  beaucoups de mal à plus de 2800 m, à travailler.

Mieux m'organiser dans mes ravitos persos.

Point possitif: je suis rassuré pour les longues distances à venir.

L'important, c'est de savoir tirer profit de ces erreurs.