Trail des allobroges

Trail-des-allobroges 1929 Le trail des allobroges, c'est 58km et 4300m de dénivelé positif autour de Bellevaux (Haute Savoie) et le premier des deux trails du "défi des Savoie - Extreme Trails Challenge", le second étant l'Ice Trail Tarentaise à Val d'isère.

L'enneigement exceptionnel de cet hiver a eu raison du parcours initial : impossible de passer sur certaines crêtes et de monter à la Pointe de Chalune à 2100m. Le parcours de repli était à peine moins difficile : 53,5km pour 3700m de dénivelé positif.

5h58, deux minutes avant le départ, la pluie, qui est tombée toute la nuit, s'arrête mais tout le monde reste en tenue de combat : coup vent, gants pour certains, bonnet et pantalon de pluie pour d'autres.

La première montée, vers Narmont, annonce le terrain de la journée : de la boue en quantité qui rend la progression plutôt lente. Les chaussures, pourtant adaptées aux terrains gras, glissent. Je plains ceux qui ont oublié les battons et celui qui en casse un devant moi. Le sommet est saupoudré de neige fraîche. La descente, à travers des alpages, est glissante en raison de la boue et de l'herbe humide.

Après le col de Jambaz, direction la tête des Follys et là j'en bave ! Un véritable mur à franchir que les premiers ont bien labouré. A mi-chemin du sommet, ravitaillement : tome et saucisson, ça change du gatosport et des gels. Les derniers kilomètres se font dans la neige. On remercie cette fois les premiers d'avoir un peu damé le terrain. Un vrai trail blanc ! Au sommet, les bénévoles conseillent de faire attention dans la descente. Effectivement, elle était, encore une fois, bien scabreuse, dans la neige puis la boue. La dernière partie est un festival de chutes : c'est à qui aura les meilleures notes artistiques et techniques. Je n'y échappe pas. "Chute à l'arrière"...

L'ascension vers Pététoz est similaire à celle de la tête des Follys. En haut, on court sur un single dans la neige et sous le soleil. On aperçoit la Pointe de Chalune, sommet du parcours initial. La descente est technique, les racines et les pierres sont archi présentes.

Le second ravitaillement, au lac du vallon, est l'occasion de retrouver des spectateurs et la chaleur du fond de vallée.

A peine le temps d'en profiter qu'il faut repartir en direction de la Bray et du premier ravitaillement qu'on a passé plutôt dans la matinée. Une ascension qui se termine encore dans la neige et une belle glissade dans la descente juste avant d'arriver au ravitaillement. Un bénévole m'attribue une note de 7/10 pour ma figure. Le retour dans la vallée se fait par des chemins en partie empruntés à l'aller. Autant dire qu'avec 300 personnes passées dans un sens et ceux devant moi au retour, ils étaient encore moins praticables.

Dans la montée de la Chapelle du Merle, je me fais doubler par 5 ou 6 concurrents en l'espace de 5mn. Je me rassure en me rendant compte que le parcours est commun avec les trails de 35 et 15km sur 2km. Ouf !

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Dernier ravitaillement à l'Ermont. Certains abandonnent avant la dernière ascension (le Nifflon), la plus importante au programme : un gain d'altitude de 700m en à peine 5km. Le rythme de la montée est clairement plus lent, je commence à être dans le dur. Mon collègue d'ascension m'encourage avant de me larguer. La descente, dans la neige puis dans un chemin sans boue (une première !) permet de récupérer un peu temps.

En bas, on longe le Brevon. On entend la sono et les spectateurs, on aperçoit l'arche de l'arrivée. Sauf qu'à 300m, au lieu de traverser la rivière, on remonte dans la montagne pour une boucle de 3,5km et 300m de dénivelé positif. Le parcours de repli, qui faisait 50km, était trop court pour récupérer 2 points pour l'UTMB, d'où cette boucle, rajoutée à la dernière minute, un peu inutile et sans intérêt, surtout lorsqu'on ne fait pas la course à ces foutus points !

Je termine ce trail en 9h49 mn, 107ème sur 238 (326 inscrits, beaucoup d'abandons apparemment) :  satisfait de ce premier gros trail de montagne et rassuré par rapport à mon objectif de la saison, l'ITT à Val d'Isère en juillet. Seul regret : ne pas avoir fait le "vrai" parcours.