UTCO 2013

Véronique Bornel, 3ème au Scratch Femme

Récit de cette journée ,la météo de de ses jours a rendu les chemins boueux .Nous pataugions ,glissades sont au programmes .Je pense que beaucoup de coureurs abandonnes car ils ne seront pas dans les horaires . Des le 50 des nausées sont apparues .Très difficile d absorber des gels .au 100 je passe vers 18 heures 45 ,je mets une heure pour terminer les cinq pour achever un devient un cauchemar .JE suis troisième ,mais 45 sur 170 engagés .JE félicite Amandine qui à un niveau supérieur .A cet instant douleurs musculaires .plus ongles de pieds levées je ne peux me chausser .JE n arrive toujours pas à m alimenter .

JE VOULAIS mettre 15 heures seulement des problèmes gastriques m ont obligé de marcher pendant plusieurs heures .Ensuite vers le 60 je recommence à courir .Pendant des semaines j ai préparé mes jambes mais pas mon estomac .

Matthieu Tharion...

Bon et bien voilà c'est fait, FINISHER de mon 1er Ultra Trail. Je boucle les 105 km et 3800m D+ en 14h58 Et une belle place inespérée ou je me classe 25ème sur les 160 partants.

Départ à 3h du matin de Chagny, 3 petites heures de courses à la frontale puis enfin le levé du soleil. Je me sens vraiment bien et fait un beau début de course en compagnie de mon ami Eric Rossin. Un passage à vide du 30ème au 50ème KM, c'est long... Puis le moral revient mais les jambes deviennent lourdes et je cogite beaucoup " comment faire encore 50km dans cet état sachant que le plus dur est à venir...? "

Arrive le 70ème KM ou c'est le black out total d'un seul coup, plus possible de courir ni de marcher, mes jambes sont très douloureuses et mes voûtes plantaires me brûlent c'est insupportable. C'est alors que je me rends à l'évidence que je n'irai pas au bout... Je m'assois par terre, j'ai très faim alors je commence à manger tout ce qu'il me reste et je pensais appeler l'organisation pour me faire rapatrier. Je repars en titubant pour rallier le prochain point de contrôle. 30min plus tard je marche toujours et c'est la qu'arrive Emmanuel Cordier qui à su retrouver les mots pour me redonner espoir. Tout ce que je venais de manger me redonne de l'énergie et mes douleurs s'estompent légèrement, je repars en petites foulées pour accrocher Emmanuel. 82ème KM, derniers ravito ou je me goinfre pour ne pas faire une rechute, je vois Emmanuel repartir et je me dépêche pour repartir a ses cotés. Nous franchirons ensemble les 7 très éprouvantes combes du Bâtier. Il reste 5km et je décide d'accélérer ma vitesse pour arriver comme prévu en 15h. Je pers Emmanuel dans la dernière descente du Bâtier. Vincent Lauvergne qui est venu à notre rencontre me sert de lièvre sur les derniers KM, je m'arrache, je donne donne tout pour passer sous les 15h. 14h58, objectif réussit

Mon seul regret est de ne pas avoir pu franchir cette ligne d'arrivée avec Emmanuel, à qui je dois complètement cette victoire. Il a été un super compagnon sur ces 35 derniers KM très très éprouvants, il a su me guider avec sagesse pour aller au bout, merci beaucoup, vraiment !

Un grand merci aussi à mon coach Vincent d'être venu à notre rencontre pour terminer les 10 derniers KM, à Bertrand Quintin de m'avoir aussi rejoint pour le dernier KM avec beaucoup d'encouragements et à toutes les personnes qui m'ont attendu à l'arrivée Aurelien Bey, John Verslype, Diana Culit et Marine Laligant

Maintenant repos pour retrouver l'usage de mes jambes...

...Guillaume 2ème V1

Il m'aura fallu 13h23' pour boucler les 105km et ses 3500m de dénivelé positif de l'UTCO. Classé à la 9ème place sur environ 150 partants et 106 arrivants, je termine sur le podium à la 2ème place en V1 mais parti trop tôt, c'est amandine, qui venait à peine de monter sur la plus haute marche en féminine, qui s’est substitué à moi pour récupérer mon prix!

Après une soirée sympa avec jean christophe gros et amandine roux, peu de sommeil mais beaucoup d’envie, le départ est donné à 3h du matin à Chagny. C'est toujours aussi beau et grisant de courir la nuit. Surtout dès que l'on prend de la hauteur. Et ce fut le cas rapidement ! S'il n'a pas plu samedi, la boue était bien au rendez-vous, mais l'invité surprise jusqu'en début de matinée c'était un vent du nord assez violent. Le soleil se lève rapidement, un premier pointage et nous sommes dans les 20 premiers. Pourtant les 15 premiers km furent délicats pour Amandine, je me dis alors que nous avons de la marge et que notre objectif de 13h-13h30 de course est tout à fait réalisable. Ce fut à moi de subir une petite alerte entre le 37ème et le 42ème km. La première partie du parcours se terminait et la suite moins monotone, avec la multiplication de petits single forestiers, de côtes et de descentes techniques et boueuses allaient me booster.

Mais c’était sans compter les débalisages sauvages qui nous ont à 3 reprises orienté dans de mauvaises directions. Amandine hurle. Normal. Moi je temporise mais bouillonne… Nous revenons en arrière, finissons par trouver les bons itinéraires mais les distances parcourues en trop, les minutes perdues, l’énergie dépensée pour rien nous exaspère… Nous réenclenchons sur un rythme assez soutenu. Trop pour moi au 63ème km. Je demande à Amandine de ne pas m’attendre et préfère ralentir pour garder mon rythme plutôt que de m’épuiser sur le sien. Il reste un marathon et je ne veux pas prendre le risque d’exploser. Je suis encore bien, mais amandine est au dessus ! Son Ipod HS je lui confie le mien, elle aime courir en musique et en aura plus besoin que moi. Et c’est vrai que ça ne m’a pas manqué jusqu’à l’arrivée malgré ces heures de solitude !

20km plus loin, alors que cela fait déjà un bon moment que j’ai retrouvé de bonnes sensations j’arrive au dernier ravitaillement, au 82ème km. A ma surprise Amandine est là, discutaillant joyeusement avec des bénévoles. Cela fait 10mn qu’elle est là, elle va repartir, je remplis vite ma poche à eau et hop je réenclenche.

En quittant ce point de contrôle, avec un 3ème coureur, nous sommes déjà entre la 7ème et la 9ème place. 3h30 plus tard nous conserverons nos positions. Mais avant cela je décrocherai à nouveau vers le 89ème km. Amandine est toujours aussi fringante. Inouïe… Je franchirai donc ces 15 derniers km seul avec ce final dans les combes à grimper, dont l’une avec corde, et ces descentes forestières très glissantes. A 10km de l'arrivée, à la sortie d'une combe, je vois ma petite lilo se précipiter vers moi un bouquet à la main! ça vaut n'importe quelle boisson énergisante! Mes parents sont là et Teïva m'accroche sa grenouille porte bonheur que j'avais oublié la veille (déjà 2 MDS, l'ultra des Templiers, l'Ultra Marin entre autres à son palmarès!)

Me voilà rassuré et plus serein pour terminer! Je charge mon camelbag qui était dangereusement vide depuis un bon moment. La soif me guettait. Je repars gonflé et ne lâcherai rien sur la fin. Les 7 derniers km de sentiers seront avalés en 37mn (je vous assure que c’est rapide pour une fin d’ultra !). Trop tard pour assister à la victoire d’Amandine arrivée 14mn avant moi mais ravi d’avoir, à l’expérience, su gérer parfaitement ma course. Le 10ème arrive derrière moi à 30mn.

Une petite ampoule, aucune courbature dimanche, pas plus lundi… Dès demain c’est reparti !

L'Ultra TCO c'est fait! les pieds se tournent maintenant vers l'objectif principal de ce 1er semestre: les 177km de l'Ultra Marin de Vannes toujours en compagnie d' Amandine mais aussi de Sébastien Bonnot et Vincent Lauvergne avec qui nous avions déjà participé l'an passé. Et la recherche de sponsors pour notre équipe de 4 en vue du Marathon des Sables 2014 va s’intensifier !