Trail du Mont d'Or

Parti sur l'idée de faire ma dernière sortie longue avant l'Ultra Marin. 44 km (Ok, on est parti entre 5h30 et 6h30 d'effort)...

Samedi, direction Métabief ou je retrouve Carole (et ces enfants) et Fabien. Direction le camping le Miroir au Hôpitaux Neuf ou nous avions loué un mobilhome transformé généreusement par un chalet.

Super ambiance, nous sommes chaud patate comme le dit Carole inscrite sur le 15 km.

Et mal grès les photos, nous avons été plus que raisonnable puisque seulement 2 bouteilles à 3 ont été sifflées.

979772_381826821938874_802731701_n.jpg

00h30, les premiers symptomes d'une journée bien chargée se font ressentir.

Le lit bien trop mou pour moi, assez difficile à m'endormir, enfin vers 3h, Morphée veut bien me prendre pour un petit moment. 5h, les yeux grands ouverts, je commence à préparer mes affaires. Je mets le nez dehors et trouve qu'il fait déjà bon...Cela promet en début d'après midi.

Après le tour du camping (à peine 600m) pour tenter de me réveiller.

Je reviens pour le petit déjeuner et finir de préparer mon sac.

8h30, l'heure du départ. Parti avec beaucoup de prudence au vue du profil. Je sais que les choses vont se gâter après le 26ème km.

1er faux plat et nous redscendons aux hôptaux neuf, là je m'arrête pour tenter de remédier à un problème de valve, ma poche à eau n'arrive pas à distribuer le breuvage mal grès toutes mes tentatives.

Alors que j'entends les motos balai qui arrivent, je repars un peu énervé tout de même, je me retrouve alors dernier avec plus de 10' de retard sur la queue du peloton. (J'aurais peut être dû y voir le signe du destin et m'arrêter là)

Me voilà reparti, je fais attention à ne pas me mettre dans le rouge en revenant trop vite sur l'arrière du peloton.

Pendant 15 km, je me retrouve seul, à hauteur du 1er ravito, je suis sur mes bases 1h30 et je retrouve enfin quelques coureurs.

J'en profite pour bien m'hydrater et commence ma chevauchée fantastique, au 26ème km (2h50), j'ai déjà repris plus de 30 personnes. Mon camelbag me fait toujours chier, ces 10 kms sans eau commencent à se faire sentir.

Le besoin hydrique devient de plus en plus fort et la chaleur commence à faire mal.

100_0909.JPG Maintenant, dans une heure, on va souffrir dans l'ascension du Mont d'Or dans ces pentes les plus raides et sans ombres.

C'est une succession de montée et de descentes de pistes noires qui nous attendent jusqu'au Mont Rond, pas des plus réjouissant comme programme, même si j'arrive encore à avaler les pentes à plus de 6 km/h. Je suis entre 2 et 3 dans les descentes...

Les premières crampes se font sentir, 36ème kms, dernier ravito, je sens maintenant les effets néfastes de la déshydratation. J'en suis à 6h d'effort désormais.

Je luttes de plus en plus pour ne pas abandonner, mais est-ce raisonnable de s'acharner de la sorte, heureusement dans mon malheur, j'ai la chance de pouvoir m'hydrater au près d'un trailer qui vient de me redoubler.

Je suis à nouveau bon dernier, l'avant dernière descente à eu raison de moi.

Je double le dernier dans la dernière ascension et rejoins cet ami de fortune qui m'avait abreuvé 2 km plus tôt. J'en profite pour repuiser dans le précieux brevage.

Mais les dégâts sont irrémédiables, je l'encourage dans l'ascension du Mont Rond avant de le voir s'envoler dans la descente vers Métabief.

Les cuisses sont en feu, le vertige commence à me gagner, il est grand temps d'en finir.

Acclamer par tous les bénévoles comme si j'avais réalisé en ce jour une épreuve hors normes. Alors qu'il m'aura fallut 8h40 pour boucler ce Trail d'à peine 48 km.

Dur à concevoir pour moi de me sentir ainsi à l'agonie, aux frontières de mes limites. Le mental a tenu bon jusqu'au bout et c'est le principal aujourd'hui.

En conclusion : 26 km de bonheur, puis 22 km de souffrance, de calvaire...Un véritable enfer, je n'éprouve encore aujourd'hui aucun plaisir à avoir franchi la ligne d'arrivée.

Maintenant, repos jusqu'à l'Ultra Marin...